mardi 18 janvier 2011

Angkor Vat

Après le Sud du Laos, je poursuis ma route vers le Cambodge et tout d’abord les temples d’Angkor.

Le plus célèbre et le mieux conservé d’entre eux est bien sûr Angkor Vat.
Je me suis même levé très tôt pour assister au spectacle du lever du soleil derrière le temple. Malheureusement, quelques nuages empêchent de profiter pleinement du jeu de lumières.



Tours en fin d’après-midi:



Apsaras:



Le plus impressionnant est sans doute les incroyables bas-reliefs qui décorent les galeries sur plus de 2 mètres de hauteur et 600 mètres de longueur:

lundi 17 janvier 2011

Si Phan Don

Départ le matin de Champassak. Le tuk-tuk fait la tournée des guesthouses et nous conduit à l’embarcadère pour traverser le Mékong afin de rejoindre la route principale sur l’autre rive.



Destination: Si Phan Don, littéralement "quatre mille îles" en lao. Dans cette région située à l’extrême Sud du pays, à la frontière avec le Cambodge, le Mékong forme en effet un bassin pouvant atteindre 14 kilomètres de largeur à la saison des pluies et laissant apparaître, selon le niveau de l’eau, des milliers d’îles de plus ou moins grande taille.

Je m’installe sur la plus grande d’entre elles, Don Khong, réputée pour son calme et pour offrir de belles promenades à vélo dans la campagne. Je reloue donc un vélo et fait le tour de l’île qui contient notamment de nombreuses rizières en son centre.





J’ai choisi d’aller à gauche!



Décidément, les enfants laotiens ADORENT dire bonjour aux étrangers. C’est très sympathique et mignon au début. Le problème est qu’il y a beaucoup d’enfants sur Don Khong et qu’on finirait presque par se lasser de répéter "sabaidee" une bonne centaine de fois par heure. Sans compter ceux qui tiennent à vous faire une tape dans la main.

Le lendemain, je pars en excursion visiter les deux îles plus touristiques de Don Det et Don Khone (et non Khong, d’où je pars).

Les deux îles sont reliées entre elles par un pont construit par les Français et accueillent désormais de nombreux touristes.



Je décide une nouvelle fois d’explorer l’intérieur des terres de Don Khone à vélo. Très rapidement – je deviens vraiment un spécialiste – je tombe sur...

la sortie des classes.



Des enfants sautillent dans tous les sens autour de moi et avant de comprendre ce qui se passe, je m’aperçois que deux d’entre eux se sont déjà installés sur mon porte-bagages, ou plutôt sur le siège passager souvent installé sur les vélos en Asie, bien décidés à profiter d’un taxi gratuit pour rentrer chez eux. Dans cette région du monde, tous les transports sont collectifs et ces gamins hilares se chargent bien de me le rappeler. Question "charge", précisément, je suis heureusement tombé sur des poids plume. C’est donc accompagné de deux enfants à l’arrière et de deux sur les côtés qui nous escortent en sautillant que je poursuis tant bien que mal ma route sur mon petit chemin cabossé. Arrivés chez eux, les enfants sautent du vélo en me disant "Kop chai" (merci).

La raison principale de l’excursion est toutefois le trajet en bateau sur le Mékong à travers le dédale des îles. Le trajet de retour vers Don Khong permet notamment d’admirer la vie sur le fleuve en fin d’après-midi. La lumière est alors magnifique.



Les enfants, évidemment, nous saluent depuis la rive.



Les pêcheurs s’activent sur leurs petites embarcations et lancent leurs filets à la main.



Coucher de soleil sur le Mékong.



Je rentre sur Don Khong où je déguste, pour ma dernière soirée au Laos, un délicieux poisson cuit dans une feuille de bananier.

Le lendemain matin, triste de quitter le Laos, je me lève tôt pour profiter de l’aube au bord du fleuve. Les pêcheurs sont déjà à l’œuvre et les buffles viennent se baigner.





Une écolière se dépêche d'avaler un épi de maïs (ou sans doute plutôt quelque chose qui y ressemble) avant d’entrer en classe.



Au détour d’une rue, j’aperçois un petit groupe de jeunes moines accepter en silence les offrandes de nourriture.







Je vais prendre mon bus en pensant avec nostalgie aux beaux moments passés dans ce fabuleux pays et en songeant déjà aux étapes de mon prochain séjour.

Champassak suite

Petit moment de tendresse saisi le matin près de Champassak alors que j'attendais mon bus.







samedi 15 janvier 2011

Champassak - Wat Phou

La petite ville de Champassak est une ancienne "capitale royale", nous dit le guide de voyage, avertissant qu’il est très difficile de le croire une fois sur place. En fait, même le terme de village semble très généreux pour qualifier ce petit groupement de maisons alignées le long de la route parallèle au Mékong. Il y a bien quelques belles demeures coloniales, un ou deux temples; un chemin de terre vient aussi dédoubler la route sur une centaine de mètres. Au McDonald’s, une double portion de steak haché suffit à élever le hamburger au rang de "royal". Au Sud Laos, les anciennes capitales royales ont deux petites routes parallèles encadrant une poignée de maisons!

Champassak est aujourd’hui surtout réputée pour sa proximité avec le Wat Phou, un ancien temple khmer, le deuxième site laotien classé au patrimoine mondial de l’humanité avec la ville de Luang Prabang. Mais lorsqu’une personne demande si le Wat Phou vaut le détour, la réponse prend le plus souvent la forme d’une question: êtes-vous déjà allé à Angkor? Si non, c’est l’occasion de voir un temple khmer; dans le cas contraire, le site ne fait pas le poids.

Et pourtant, c’est bien là, entre notre ancienne capitale royale en forme de hameau de campagne et le petit temple khmer qui reçoit quelques dizaines de visiteurs par jour que j’ai passé la plus belle journée de mon voyage.

Wat Phou est à l’image du Laos: il n’a rien d’exceptionnel ni d’extraordinaire, ne tient pas la comparaison avec des sites comme Angkor au Cambodge ou Sukhothai en Thaïlande. Et pourtant, il possède un je-ne-sais-quoi qui fait qu’on s’y sent étrangement bien.









Le temple est situé sur une colline isolée dans la campagne laotienne offrant un cadre absolument magnifique. La montée est bordée de frangipaniers et l’ensemble dégage une merveilleuse quiétude. Le site est enfin quasiment désert: je n’ai croisé qu’une poignée de visiteurs durant toute ma visite.








Mais plus encore que la visite du site lui-même, c’est la dizaine de kilomètres séparant Champassak de Wat Phou qui m’a comblé. La distance est courte et la route traverse la campagne laotienne. Le vélo constitue donc sans discussion le mode de transport le plus adapté pour profiter du paysage. Je loue mon vélo pour 10 000 kips (1,20 dollars) et me lance sur la petite route paisible qui longe le Mékong. Vraiment trop cool le Laos.

La route n’est pas très fréquentée et les gens se déplacent principalement à vélo ou en mobylette.



Il suffit juste d’avoir le sens des priorités lorsqu’un troupeau de buffles traverse la route.



Le danger vient principalement des nids-de-poule, qui sont autant de pièges pour le cycliste distrait par les paysages et les salutations des enfants.



Le soleil est aussi un problème, mais dérivé du second, car contrairement aux jeunes filles de la région, je n’ai pas l’élégance et l’habileté qui me permettent de tenir une ombrelle d’une main et de slalomer entre les nids-de-poule de l’autre main sans que l’opération tourne au ridicule.

Tout le reste n’est que du pur plaisir et je profite pleinement de la campagne laotienne.

Maisons traditionnelles:









Vaches surveillant l’entrée de l’école:



Les buffles ont déjà un autre gabarit:



Fin d’après-midi dans la campagne laotienne:





Enfin et surtout, le plaisir vient de la gentillesse extrême des habitants qui vous sourient et vous saluent. Lors d’une halte pour acheter une boisson, le propriétaire de la maison cherche à engager la conversation avec moi, mais son anglais est si pauvre que la communication n’est pas aisée. Les choses changent lorsqu’il m’invite à me "sitzen". Je comprends alors que l’allemand nous sera plus utile. L’homme a passé trois années à Leipzig entre 1986 et 1989 du temps de la DDR. Son allemand est aujourd’hui rudimentaire, mais nous arrivons plus ou moins à nous comprendre. Papoter en allemand avec un habitant de la campagne laotienne en buvant un verre dans son jardin est une expérience plutôt inattendue.

Lors de mon arrivée sur le site de Wat Phou, j’ai la chance de tomber sur le chemin de la sortie des classes. Tous les enfants me sourient et me lancent des "sabaidee".




Mention spéciale "Louise" pour cette photo!





Où au monde trouve-t-on une population aussi gentille et accueillante qu’au Laos? Ces gens sont pauvres et paisibles, nous leur avons envoyé sans raison sur la tête plus de bombes qu’aux Nazis et ils vous accueillent avec le sourire.

C’est avec beaucoup d’émotion et sur cette dernière image que je retrouve ma chambre à Champassak.

Plateau des Bolovens

Départ pour le Sud du pays. J’avais envie de voir le Plateau des Bolovens, notamment connu pour ses plantations de thé et de café, avant de rejoindre Champassak. La seule façon de combiner cette visite et le transfert avec mes bagages consiste à rejoindre une excursion organisée sur une journée.

Résultats des courses: vous traversez en trombe plein de paysages et de villages qui semblent intéressants, alors que vous devez vous arrêter dans quantité d’endroits sans grand intérêt. J’ai quand même pu apprécier certaines chutes d’eau de la région.





Frangipanier

La fleur de frangipanier est l’emblème du Laos (et notamment de sa compagnie d’aviation).



On la trouve partout en ville, même si elle est bien discrète, à l'image du pays.