vendredi 7 janvier 2011

Wat Xieng Thong

De retour à Luang Prabang, le moment est venu de passer au plat de résistance, à savoir les nombreux temples que compte la ville.

Le plus beau et le plus célèbre d’entre eux est le Wat Xieng Thong, construit au 16e siècle.
Le sim principal est peint en noir et recouvert de motifs dorés au pochoir. La superposition de toits est caractéristique du style "Luang Prabang".



À l’arrière de l’édifice, on trouve la superbe mosaïque de l’arbre de vie dont les couleurs argentées sont mises en valeur au soleil couchant.







La chapelle rouge, qui abrite un Bouddha allongé, et est recouverte de mosaïques:









La chapelle du char funéraire:







Si le temple est ancien, la mosaïque de l’arbre de vie, la chapelle rouge et la chapelle du char funéraire datent toutes les trois des années 1960.

mercredi 5 janvier 2011

Nong Khiaw

À peine arrivé à Luang Prabang, je reprends déjà la route vers le Nord. Direction: Nong Khiaw, au bord de la Nam Ou, dans une région montagneuse et reculée. Le trajet dure trois heures en minibus et traverse plusieurs petits villages. En fait, la destination n’est pas très grande non plus. Voici à quoi ressemble Nong Khiaw: une rue principale non goudronnée et une extension plus "touristique" de l’autre côté de la rivière.



L’idée du voyage était d’avoir un bref aperçu du Nord du Laos, réputé sauvage, voire encore quasiment "vierge" dans les parties les plus reculées, sans toutefois m’embarquer dans un trek de trois jours. L’idée était aussi de prendre un bateau entre Nong Khiaw et Muang Ngoi, situé quelques kilomètres plus haut. Le trajet offre, paraît-il des paysages magnifiques. Finalement, je découvre que les deux bateaux "publics" susceptibles de m’amener à Muang Ngoi arrivent après l’unique trajet quotidien en un sens inverse. C’est donc raté pour un aller-retour dans la journée et je n’ai pas envie de changer d’hôtel, pardon de bungalow. D’autant que j’ai réservé quelque chose de très confortable avec vue sur la Nam Ou.



Le jet lag que je traîne depuis deux jours fait que je n’ai qu’une seule envie: ne rien faire. Je pars juste faire une petite ballade pour explorer les environs:



Je fais la connaissance de ma première vache laotienne:



À peine rentré, je m’effondre de sommeil dès 17h pour me réveiller le lendemain matin. Enfin la bonne nuit réparatrice qui me remet d’aplomb.

Le lendemain, je pars visiter les grottes dans lesquelles les habitants de la région se cachaient durant la guerre du Vietnam. Quel rapport avec le Lao me direz-vous? Officiellement neutre, le Laos s’est retrouvé pris en étau entres les forces belligérantes. Le Viêt Nam Nord utilisait le pays comme base arrière et comme voie de ravitaillement du Sud, notamment par la fameuse piste Hô Chi Minh qui passait par le Laos. Les États-Unis, dont la politique dans la région n’était décidément pas des plus heureuses, ont quant à eux mené des opérations de guerre secrète au Laos en armant des Hmongs, une minorité ethnique présente au Nord du Laos, pour mener des actions de contre-guérilla (c’est la raison pour laquelle de nombreux Hmongs ont ensuite émigré aux États-Unis; leur communauté forme le cadre de Gran Torino, le beau film de Clint Eastwood). Mais les États-Unis ont surtout mené une campagne inouïe et incompréhensible de bombardements intensifs sur le pays. Le Laos subira en moyenne une attaque toutes les huit minutes pendant neuf ans et recevra plus de bombes que l’Allemagne et le Japon réunis au cours de la Seconde Guerre mondiale! De nombreuses bombes à sous-munitions ont été larguées. Le Laos reste aujourd’hui le pays le plus pollué au monde par les munitions non explosées. Des dizaines de personnes meurent ou sont grièvement blessées chaque année.

Quoi qu’il en soit, à peine arrivé sur la zone des grottes, deux petites filles d’une dizaine d’années m’interpellent d’un inattendu "Sabaidee! What’s my name?", suivi d’un plus convenu "Where-do-you-come-from?". Mes trois tentatives de réponse – Switzerland, France et Europe – se heurtent à la même incompréhension. Mais l’essentiel n’est pas là et le tour est bien rôdé. Cette prise de contact est visiblement le sésame qui permet de s’autoproclamer guide touristique sans qu’on ne vous ait rien demandé. Voilà donc mes deux nouvelles copines qui m’ouvrent le chemin et m’accompagnent jusqu’à la grotte. Évidemment, elles attendent un petit billet en retour. Et évidemment, vous vous dites qu’elles feraient mieux d’être à l’école, qu’il ne faut pas encourager la mendicité infantile, que surtout vous ne leur avez rien demandé. Mais évidemment, vous ne pouvez pas résister devant un tel mélange de timidité extrême et d’aplomb résolu. Sur le chemin du retour, elles ont la gentillesse de m’attendre, mais la vitesse et l’agilité avec laquelle ces deux gamines en jupe longue traditionnelle et en tongs dévalent ces chemins abrupts vous font sentir bien vieux et bien lourd. Je leur fais donc signe de ne pas m’attendre. Deux-trois minutes plus tard, je les croise en sens inverse avec un couple de touristes comme nouvelles proies. Elles me saluent d’un "sabaidee" complice et triomphant.

Le trajet de retour au village permet de voir quelques maisons traditionnelles:



Les maisons n’ont pas l’eau courante et les habitants se lavent dans la rivière, mais ils captent par satellite les télévisions thaïlandaises dont la langue est très proche du lao!



Retour de l’école:



Recyclage des cadeaux américains:






Le jour suivant, je rejoins Luang Prabang en bateau. La Nam Ou se jette en effet dans le Mékong quelques kilomètres avant Luang Prabang. Le trajet dure six heures au total, dans un bateau inconfortable et bondé. Mais le voyage est finalement très plaisant. Les paysages sont superbes.



Nous sommes au milieu de la saison sèche et la rivière est très peu profonde. Le bateau doit slalomer en permanence entre des écueils à peine visibles. L’agilité du capitaine est impressionnante, d’autant que les courants sont parfois assez puissants.

Les buffles profitent eux aussi de la rivière:



Surtout le trajet permet de voir l’activité des habitants des petits villages traversés lors de la montée en minibus. Le Laos est l’un des pays les plus pauvres de la planète et l’économie est encore dans une large mesure une économie de subsistance. Visiblement, ces villageois cultivent un peu de riz, élèvent quelques poules, pêchent quelques poissons



et plantent quelques légumes.Mais pas beaucoup plus.



Enfants du village dans lequel nous avons dû faire escale et prendre un songthaew sur quelques kilomètres car le niveau de la rivière était trop bas.

Luang Prabang - Phousi

Ancienne capitale royale, Luang Prabang est pourtant une toute petite ville qui occupe la péninsule formée par la confluence du Mékong et de la Nam Khan. Elle est surplombée par la colline du Phousi. Au sommet et sur les flancs de la collines, évidemment, des temples et des bouddhas dans toutes les positions.









J'ai toujours un faible pour les Bouddhas couchés:



Le stupa au sommet de la colline. Éclairé, il semble flotter en l'air une fois la nuit tombée.

mardi 4 janvier 2011

Luang Prabang - Premières impressions

Les personnes ayant fait le tour de l’Asie du Sud-Est citent souvent le Laos comme leur destination préférée. Malgré ou sans doute parce qu’il s’agit du pays le plus reculé, le moins spectaculaire et le plus modeste par rapport à ses voisins.

Pays isolé et enclavé, sans accès à la mer et constitué principalement de montagnes et de forêts impénétrables, le Laos est resté inconnu en Occident et non cartographié jusqu’au 19e siècle. Il faut se promener en dehors des villes pour apprécier le courage d’Henri Mouhot, l’explorateur français qui, après avoir "découvert" les temples d’Angkor au Cambodge, est parti en 1861 explorer les terres "au-delà de Siam". Parcourant 20 km par jour dans la jungle accompagné d’une caravane de douze éléphants, il arrive à Luang Prabang le 25 juillet 1861. Son jugement: "Si ce n’était la chaleur accablante, je l’appellerais un petit paradis".

Le paradis s’est malheureusement transformé en enfer pour le pauvre Mouhot, puisqu’il y meurt de la malaria. Sa tombe se trouve à quelques kilomètres de Luang Prabang.

Pour ma part, j’ai choisi d’arriver à Luang Prabang en janvier et non en juillet, ce qui me permet d’éviter la chaleur accablante et de profiter du petit paradis (même si je dois parfois batailler contre quelques moustiques).

Luang Prabang a été la capitale royale et le centre religieux du Lane Xang, ou plus exactement Lane Xang Hom Khao, c’est-à-dire du "Pays du Million d’Eléphants et du Parasol blanc"(beau nom pour un pays).

La ville est notamment réputée pour la beauté et la quantité de ses temples. Les bonzes et surtout les novices y sont omniprésents. La plupart sont de jeunes lycéens qui terminent leur formation secondaire dans les temples. Ils cherchent volontiers le dialogue avec les touristes afin d’exercer leur anglais. C’est ainsi que, dès le premier soir, alors que j’essaie de me remettre de mon long voyage et du décalage horaire, ma première sortie dans les rues de la ville se transforme en longue conversion de près d’une heure avec un jeune novice. Assis sur un muret du monastère, il m’interpelle d’un "sabaidee" (bonjour) avant d’engager la conversation et de m’assaillir de questions. Le monde est aujourd’hui ainsi fait que, quelques heures après avoir quitté Paris, vous pouvez vous retrouver à Luang Prabang en train de discuter avec un jeune moine laotien qui veut savoir ce que vous pensez de Bismarck!

Evidemment, la ville est désormais très touristique et cette évolution n’est pas toujours très heureuse. Mais il suffit de quitter les quelques rues sacrifiées au tourisme et remplies de restaurants servant pizzas et hamburgers (sérieusement, qui vient au Laos pour manger des pizzas?) pour apprécier un autre visage du Laos. A quelques centaines de mètres au sud de la ville, vous croisez les enfants qui reviennent de l’école et vous saluent d’un sourire et d’un "sabaidee". Les enfants au Laos sont sans doute les plus beaux et les plus craquants que vous puissiez rencontrer.

jeudi 19 août 2010

Lisbonne

Dernière étape de mon voyage au Portugal, une petite visite de Lisbonne s’imposait. Eh bien, elle fut vraiment trop courte. A peine deux jours à Lisbonne n’est clairement pas suffisant, surtout lorsque vous tombez en pleine canicule : 40°C n’est pas la meilleure température pour arpenter les collines de la ville. S’il est facile d’imaginer le plaisir qu’il peut y avoir à flâner et se perdre dans le labyrinthe de ruelles escarpées qu’est l’Alfama, la chaleur transforme en revanche l’expérience en calvaire !







Mais deux jours sont déjà suffisants pour sentir l’atmosphère de la ville, l’ambiance soudain plus cosmopolite où les influences brésiliennes et africaines sont manifestes. C’est aussi suffisant pour se rendre compte de la grande diversité de quartiers aux styles très différents et pour profiter des magnifiques panoramas de Largo das Portas do Sol ou de Bairro Alto. C’est surtout suffisant pour avoir follement envie d’y retourner en profitant d’un peu plus de temps et de fraicheur.





dimanche 15 août 2010

Ponte de Lima

Déjeuner et après-midi de repos dans la charmante petite ville de Ponte de Lima, l'une des plus anciennes du Portugal. Ponte de Lima: comme l'indique son nom, la ville est située au bord du rio Lima et est notamment connue pour son pont romain construit au premier siècle et rénové au Moyen Âge.







dimanche 8 août 2010

Guimarães

Excursion à Guimarães, ville dont est originaire Alphonse Henriques, le premier roi du Portugal, qui y prononça l’indépendance du pays en 1128. Le castelo de Guimarães surplombe le joli centre médiéval de la ville, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.









dimanche 1 août 2010

Solar das Bouças

Magnifique séjour d'une semaine au "solar das Bouças", un manoir situé près d'Amares, au nord de Braga. La propriété, qui produit bien sûr du vinho verde, est située en bordure du rio Cávado. Ajoutez-y un temps magnifique, un groupe de personnes sympathiques, et vous obtenez un séjour idéal dans une région splendide mais encore épargnée par l'invasion touristique.